Penseur

Réflexions pour être des citoyens heureux dans une société prospère

Bien plus important que la pub

Trouver un sain équilibre entre l’intérêt individuel immédiat et l’intérêt collectif durable.

Pouvoir compter sur les meilleurs
plutôt que les moins pires


Je rêve que nous soyons des citoyens heureux dans une société prospère.
 

Je souhaite contribuer à trouver un sain équilibre entre l’intérêt individuel immédiat et l’intérêt collectif durable.

À mon avis, cela impose plus que jamais de nourrir une profonde réflexion économique, politique, sociale, culturelle et spirituelle. Nous devons nous définir collectivement, préciser ce que nous souhaitons comme société, et nous impliquer individuellement.

Voici quelques pistes de réflexion. Elles touchent le politique, car c’est l’outil dont nous disposons pour établir notre façon de vivre ensemble.

Je ne prétends aucunement détenir la Vérité absolue. Ce qui se trouve ici, sur ce site, est un travail de réflexion en constante évolution qui ne demande qu’à s’enrichir des pensées des autres. J’aurai atteint mon objectif si les idées exprimées ici – ne serait-ce qu’en suscitant des débats constructifs – permettent de nous approcher d’une société prospère dans laquelle nous, et nos enfants, serons plus heureux.
 

Québec : aujourd'hui, demain... et plus tard!


Le Québec d’aujourd’hui m’inquiète. Depuis trop longtemps, sur la scène politique, nous n’avons plus le sentiment de voter pour « le meilleur », mais au contraire pour « le moins pire ».

En même temps, le Québec d’aujourd’hui me stimule. Nos forces vives ne sont plus comme autrefois repliées sur elle-même, « nées pour un petit pain », mais plutôt ouvertes sur le monde, confiantes en nos capacités et sans complexes face aux autres.

Pour le Québec de demain, j’attends de toi, de moi, de nous tous, politiciens ou simples citoyens, qu’on se serre les coudes pour faire briller notre bonne étoile, celle d’un Québec tourné vers le possible, vers le meilleur, vers le progrès et la réussite.

Cette bonne étoile qui doit nous guider possède cinq branches :

• le gros bon sens,
• une conscience collective,
• la créativité,
• les valeurs,
• la passion.

Pour sa part, la gestion publique doit assurer un juste équilibre entre les intérêts individuels immédiats et l’intérêt collectif durable. Pour y parvenir, il faut redéfinir l’administration avec des députés plus responsables localement, ainsi qu’un gouvernement aux mandats mieux ciblés. Je crois que la solution se trouve en bonne partie dans moins de ministères avec une meilleure synergie entre eux. En résumé, voici ce que je souhaiterais de nos responsables politiques (et de nous!).

Premier ministre.

Je veux un chef d’état qui donne l’heure juste, qui identifie les problèmes clairement même si cela heurte les susceptibilités de certains citoyens ou des innombrables groupes de pression qui gravitent autour du pouvoir. Je veux surtout un chef d’état qui a une vision qui va plus loin que les impératifs de sa prochaine élection, qui se montre créatif, qui bâtit sur notre potentiel et qui stimule les forces vives de la société. Je veux l’entendre promouvoir des valeurs claires qui dictent les choix de l’administration publique et s’y tenir, particulièrement lorsque cela l’oblige à restreindre certains privilèges individuels.

Ministère de la Santé.

En ce qui me concerne, nous avons un ministère de la Maladie, et non de la Santé. En effet, il ne fait que gérer les soins dispensés aux personnes malades. Un véritable ministère de la Santé doit travailler en prévention, intervenir de manière à éviter la maladie. Cela signifie de se préoccuper de ce qui se passe en dehors du réseau des hôpitaux, des CLSC et autres composantes du réseau. Pour faire une image, la personne malade est une chaloupe qui prend l’eau. La médecine élève l’eau pour éviter de couler. La prévention colmate les trous et évite que la coque se perce. Il faut se préoccuper des deux aspects, guérison et prévention. Cela est possible, d’autres pays le font avec succès. Cela est urgent, le système actuel a atteint sa limite dans le fonctionnement actuel.

Ministère de l’Éducation.

Quelle succession inutile et coûteuse de programmes ou de réformes depuis la création de ce ministère! Combien de jeunes transformés en cobayes et à la formation gâchée par des expériences pédagogiques dictées par des apprentis-sorciers à la recherche d’une formule magique de réussite scolaire universelle! Mon jugement est dur? Non, malheureusement réaliste : 800 000 Québécois, âgés de 16 à 65 ans, se situent au plus bas niveau de l’échelle des capacités de lecture. Pire, un Québécois sur deux n’a pas les compétences nécessaires pour utiliser l’information afin de fonctionner pleinement au sein de la société et de l’économie. Cela alors que le ministère de l’Éducation a déjà plus de 50 ans!

Ministère de la Solidarité sociale.

On demande au gouvernement d’intervenir dans presque tous les aspects de l’environnement social, de la protection de la Jeunesse à la reconnaissance des droits des autochtones. À mon sens, tout cela relève d’un grand ensemble qu’il est possible d’identifier comme la solidarité sociale. Voilà pourquoi je propose de coordonner toutes les actions du gouvernement de cette nature au sein d’un seul ministère. Plutôt que gérer les luttes incessantes entre une série de groupes qui font la promotion de leurs intérêts particuliers, le ministre de la Solidarité sociale pourra répondre à chacun en fonction d’une vision globale et cohérente.

Ministère des Finances.

Voici un sujet particulièrement épineux dans notre société qui valorise à outrance les valeurs économiques et qui place la réussite financière avant l’épanouissement humain. Pour maintenir l’équilibre entre l’humain et l’enrichissement, entre l’individu et la collectivité, il faut se laisser guider par notre bonne étoile de gros bon sens, de conscience collective, de créativité, de valeurs et de passion. Il faut faire de la contribution fiscale un véritable outil de justice et de prospérité. Je veux que ce ministère ait le mandat clair que chacun paye une juste part d’impôt, établie selon des règles transparentes et équitables pour tous. Je veux qu’il ait le courage d’imposer des règles qui protègent réellement le consommateur devant la sollicitation à outrance à dépenser et à s’endetter. Agir afin de réduire l’appauvrissement des gens ne pourra que nous aider, en fin de compte, à nous enrichir collectivement et individuellement.

Ministère des Affaires économiques.

Le Québec est une société pauvre et qui s’appauvrit. Pour corriger cette situation malsaine, les solutions existent ou elles sont possibles à développer. Des collectivités comme celles de l’Irlande ou de Singapour démontrent combien la créativité permet de transformer le cours des événements. Il suffit d’avoir la volonté de le faire et le leadership nécessaire pour l’imposer. À un prochain ministre des Affaires économiques, je demande de ne pas perdre son temps et ses énergies à courir de subventions en sauvetages d’entreprise. De cesser de créer des programmes à n’en plus finir et des éléphants blancs. Je veux le voir investir ses compétences politiques à stimuler l’imagination des uns et le sens des responsabilités de tous. Voilà certainement l’apport le plus précieux que j’attends d’un tel ministère.

Ministère de la Culture.

Qu’est-ce que la culture, que doit-on préserver, comment doit-on réagir dans un contexte de mondialisation? Je crois qu’une société ne progresse pas en contemplant son passé accroché sur les murs des musées. Nous devons développer une culture ouverte sur le monde en affirmant et en respectant notre personnalité. Surtout, nous devons investir dans la culture avec des critères de rentabilité collective et non de rentabilité économique. Le rôle de nos institutions n’est pas de gérer des coûts d’un point de vue comptable à court terme, mais d’investir au point de vue humain à long terme. Par exemple, il faut payer plus cher pour produire une bonne dramatique ici que d’acheter les droits d’une série produite aux États-Unis. Mais cela, c’est à court terme et sans vision d’ensemble. On oublie alors que les créateurs sont l’âme de la société. Et puis, d’un strict point de vue comptable, un « déficit » sur une production locale en particulier est très souvent rentable toutes les retombées directes et indirectes.

Ministère du Territoire.

Toutes les questions d’aménagement du territoire, d’exploitation des richesses naturelles, de protection de l’environnement, et du transport des gens ou des marchandises constituent un tout qui doit relever d’une vision globale. C’est l’avenir de mes enfants et de leurs enfants qui en dépend. J’ai eu une vie confortable, j’ai mangé tous les jours et j’ai eu un toit sur la tête ainsi que des vêtements pour me protéger du froid de nos hivers. Je tiens à ce que mes enfants aient eux aussi une vie confortable. Pour cela, ce n’est pas quelques dollars en héritage qu’il leur faudra. C’est un territoire encore productif et généreux envers eux.

Ministère de la Sécurité publique.

Son mandat est d’assurer la sécurité des Québécois. Cela signifie trois tâches distinctes. Premièrement, intervenir en cas d’urgence, du simple incendie à l’inondation qui touche toute une région. Deuxièmement, poser des gestes de prévention, notamment par l’encadrement des comportements individuels au sein de la collectivité. En troisième lieu, appliquer les lois qui sont censées protéger les citoyens. À ce chapitre, il est urgent de dissiper le sentiment qu’il y a deux justices, celles des honnêtes gens d’une part et celles, d’autre part, des Bougons en camisole, des Bougons en cravate et des Bougons en veste de gang organisé! Grosse commande, n’est-ce pas? Mais un objectif atteignable avec le courage politique nécessaire.

Ministère des Affaires gouvernementales.

La machine gouvernementale est énorme. Un ministre est nécessaire pour la gérer. Un ministre, un seul. En effet, il faut donner à cette machine la capacité de répondre à ses obligations de façon cohérente et efficace. Pour moi, le problème ne se pose pas en termes de taille de l’État, mais plutôt en termes d’efficacité. Une petite fonction publique improductive est pire qu’une grosse fonction publique efficace. Il est possible de transformer cette machine qui est réellement importante dans la société. Quelques pistes pour y parvenir : réduire le nombre de fonctionnaires intermédiaires; ce sont eux qui coûtent cher et qui alourdissent le système; donner à chaque fonctionnaire le pouvoir de prendre des décisions et les responsabilités qui vont avec; on verra alors des gens motivés qui fonctionnent; prendre des mesures draconiennes pour éliminer la mauvaise gestion des fonds publics. Je veux une fonction publique qui agit comme un moteur de développement social, particulièrement en Éducation et en Santé, et qui s’impose comme le premier garant de nos richesses collectives, notamment pour tout ce qui touche au Territoire.

JE VEUX UN MEILLEUR QUÉBEC.

Et ainsi, j’en serai fier.
 

 

Ces quelques paragraphes donnent une idée du contenu du texte Le cri du Québécois ordinaire que nous pouvez consulter en format pdf.