Sémiologie

Spécialiste de l'image

La sémiologie de l’image

Un regard neuf et global sur l’univers visuel
Pour départager les « belles » des « bonnes » images.

Un univers fascinant et méconnu

 

Une approche sémiologique


L’image sert à s’exprimer et à communiquer. Sa structure et son fonctionnement sont similaires à ceux du code linguistique. La sémiologie ajoute à l’habituelle vision des « belles images » la notion de « bonnes images », qu’on les qualifie de médiatiques, de fonctionnelles, ou autrement.


J’ai repris le cours de Sémiologie de l’image fonctionnelle à l’Université Laval en 1986, une approche scientifique de l’image développée par Claude Cossette dont j’avais été l’assistant de cours. J’ai continué à développer la matière, à faire des ajouts et actualiser le contenu.

Essentiellement, j’aborde l’image en tant que code qui permet de s’exprimer et de communiquer.
 

Par expression, nous entendons le besoin de donner forme à ce que l’on ressent. Dans ce cas, l’image est un objectif. Sa réalisation est sa raison d’être. On pense surtout aux images dites artistiques ou personnelles.
 

Par communication, nous signifions la volonté de transmettre une idée. Dans ce cas, l’image est un moyen. Sa compréhension est sa raison d’être. On pense surtout aux images publicitaires, éditoriales, journalistiques ou médiatiques (un terme très utilisé, mais plus ou moins exact dans le cas présent).
 

L’univers imagique s’est profondément transformé au cours des dernières années. Nous sommes passés de l’image créée par l’artiste (un spécialiste remarquable par son talent), à la production d’une multitude de visuels par toute personne disposant d’un appareil numérique. Dans ce contexte, je soutiens que l’enseignement – voire la conception même – de l’image doit être reconsidéré totalement.
 

Il n’est plus réaliste de se contenter de faire dessiner les enfants à l’école comme autrefois et de commenter leurs œuvres du seul point de vue de l’esthétisme ou de l’originalité. « C’est beau! C’est laid! C’est gauche! Ce n’est pas créatif! » Que de commentaires subjectifs, incomplets et trop souvent stériles, voire dévastateurs ! Le jeune en apprentissage se dit qu’il est « poche », maladroit, sans talent avec l’image. Puis il quitte l’école et rendu à la maison, il crée sans retenue avec ses outils numériques ou informatiques. Quel paradoxe!
 

Tant que l’enseignement de l’image relèvera uniquement d’une vision artistique, le cours d’arts plastiques, le fossé entre l’école et la réalité ira en s’élargissant. Le véritable apprentissage sera celui que chacun fait « sur le tas ». Pourtant, il serait possible et facile de créer un enseignement fructueux de l’image. Il suffit de comprendre le code iconique et les possibilités qu’il offre pour s’exprimer ou pour communiquer. De la même manière qu’on le fait depuis longtemps pour le code linguiste. Les cours de français ne sont pas réduits à des cours d’art linguistique! On y apprend à maîtriser la langue et comment l’utiliser tout autant pour écrire un poème que pour rédiger un contrat légal.
 

En linguistique, la distinction est acquise. Il y a un code et il y a ses différentes utilisations. C’est ce que la Sémiologie propose dans le cas de l’image.

 

Ateliers image médiatique - secondaire et postsecondaire


En tant que spécialiste de l’image, j’accorde autant d’importance à son aspect d’expression qu’à celle de communication. Qu’il s’agisse de créer des images médiatiques ou des images personnelles, mieux le code iconique est connu et maîtrisé, plus il est facile de créer des images puissantes, percutantes et efficaces. Je propose donc une démarche de création structurée qui permet à l’enseignant d’accompagner l’élève vers l’atteinte de son objectif.
 

Les ateliers proposés consistent à réaliser des images médiatiques en respectant les trois phases de la dynamique de création. La formule propose trois rencontres distinctes avec le groupe d’élèves afin de compléter six étapes :
 

1. Établir l’intention
2. Préciser le message souhaité
3. Tenir compte du destinataire
4. Progresser par esquisses
5. Valider le contenu de l’image
6. Effectuer la réalisation finale
 

Dans cette démarche, la qualité de communication (clarté du message visuel) et la qualité de réalisation (maîtrise des techniques) sont évaluées de façon distincte. À la manière du concepteur visuel professionnel, le créateur d’images médiatiques de quelque type que ce soit doit procéder de manière à concilier les impératifs de compréhension de son message et l’utilisation des codes visuels.
 

Selon le niveau scolaire du groupe et les demandes des enseignants, les projets peuvent être réalisés sur des périodes plus ou moins longues et en utilisant les techniques les plus variées, des plus simples (papier et crayon) jusqu’aux plus complexes (montages multimédias).

De l’information sur le code iconique, complémentaire à l’atelier proprement dit, sera offerte au groupe. Il pourra s’agir de l’exploration de thèmes tels que les fonctions de l’image, la taxonomie, l’élaboration du sens d’un élément visuel, les figures types de la rhétorique iconique, les écoles de mise au point de l’image de communication ou autres notions découlant de la sémiologie de l’image fonctionnelle.
 

 

Analyse et création d’images médiatiques

 

Lors des formations aux enseignants, je propose divers exercices d’analyse d’images existantes et de création dirigée. Ils permettent d’approfondir ce que le programme pédagogique québécois identifie sous le nom d’images médiatiques et que la sémiologie désigne sous le nom d’images fonctionnelles (ces deux termes étant équivalents).
 
 

Un livre pratique avec un regard englobant :
L'Image à nu

L'image! Qu'est-ce que c'est?


Comment cet univers fonctionne-t-il? Quelles sont les lois qui régissent la création et la compréhension des images?

L’image a toujours fasciné l’humain. Elle a évolué, dans sa forme et dans ses utilisations, au gré de l’évolution humaine. Peut-on vraiment l’étudier de façon objective? Peut-on déterminer une fois pour toutes sa nature réelle? Certainement pas, malgré toutes les tentatives depuis Platon, qui la définit comme un reflet, à Wikipédia la décrivant comme une chose qui ressemble à une autre chose, pouvant être naturelle (ombre, reflet) ou artificielle (peinture, photographie), visuelle ou non, tangible ou conceptuelle (métaphore), entretenant un rapport de ressemblance directe avec son modèle ou au contraire y étant liée par un rapport plus symbolique.

Pour la sémiologie, l’image est considérée comme un langage spécifique, un moyen de communiquer à l’instar de tous ceux dont l’humain dispose pour transmettre des idées, de l’information, des sentiments ou autres manifestations de son existence.

Alors, pourquoi ce livre? Que veut-il ajouter à notre connaissance de l’image?

Son rôle est un peu de faire le point sur nos connaissances de l’image. Nous vivons avec l’image de façon très instinctive. Cela nous porte à oublier son aspect très structuré ainsi que ses possibilités et ses contraintes très particulières. Sans prétendre tout dire de la mécanique visuelle, nous abordons ici les principales notions nécessaires pour comprendre l’essence du monde iconique.

Toutefois, l’ambition fondamentale de ce livre est d’être une guide pratique. Il s’attarde aux aspects de l’image qui apparaissent les plus importants pour l’utiliser efficacement, c’est-à-dire pour s’exprimer de façon satisfaisante et pour communiquer de façon claire.

Enfin, ce livre est obligatoirement incomplet et partial. Heureusement! En effet, le monde de l’image n’est pas figé. Il bouge sans cesse, se renouvelle constamment, et personne ne pourra jamais le fixer définitivement. L’image rejoindrait alors le rang des langues mortes. Par ailleurs, le point de vue de ce livre n’est qu’un angle parmi d’autres pour étudier cet univers illimité. Elle n’est ni meilleure ni pire qu’une autre. Elle n’est que complémentaire à toutes les autres visions de l’image.

On peut sourire en considérant que le mot image vient du latin imago, qui désignait les masques mortuaires. Quel paradoxe pour une réalité si vivante!
 


 

Table des matières


Des images et des humains
Pour comprendre la vraie nature de l’image et son évolution avec les humains.
L’évolution de l’image
Une réalité nouvelle et sans cesse renouvelée
Une représentation partielle de la réalité

Des images pour tous les besoins
Pour distinguer les caractéristiques des différents genres d’images.
Expression et communication

La lecture de l’image
Pour identifier et comprendre les incontournables du contexte de lecture.
La lecture iconique

La sémiologie de l’image
Pour identifier les éléments constituant l’image et comprendre leur organisation.
Un code nommé image
Les niveaux de codage
La structure de l’image
Les iconèmes et les graphèmes
La lecture iconique
La parenté avec le code linguistique

La rhétorique visuelle
Pour ouvrir au maximum les vannes de la créativité visuelle.
L’image dans tous ses états créatifs
Deux grands principes
La richesse de la rhétorique

L’image d’expression
Pour créer des images personnelles significatives.
La part de l’art
L’héritage des artistes
Le visualiste-poète

L’image de communication
Pour créer des images qui transmettent efficacement un message précis.
De l’inefficacité des communicateurs visuels
Créer une image fonctionnelle
Les outils d’évaluation
La synergie texte-image

 

L’image à nu est présentement disponible auprès de l’AQESAP ainsi que chez Brault et Bouthillier. Il est aussi possible de communiquer directement avec l’auteur.

luc@lucsainthilaire.com